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Ainsi, la circulaire du 28 avril 1998 relative à la mise en œuvre et à l’évolution des plans départementaux d’élimination des déchets ménagers et assimilés pose les conditions de la réussite de la politique de gestion des déchets à l’échéance de 2002 fixée par le législateur. Elle fournit notamment le cadre d’un rééquilibrage des modes de gestion des déchets ménagers et assimilés : |
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Cet objectif ne pouvant être atteint par un modèle de gestion de ces déchets basé sur la seule récupération des déchets d’emballages, des journaux-magazines, des courriers non-adressés, ...., vous étiez invités à mieux prendre en compte la valorisation biologique, par compostage ou méthanisation.
Plusieurs opérations-pilotes de valorisation biologique des déchets ménagers et assimilés ont été engagées : les résultats acquis sur ces premières opérations permettent maintenant de vous préciser les conditions sous lesquelles nous souhaitons voir se développer cette valorisation biologique. Il s’agit là en effet d’un enjeu fort pour les collectivités locales et pour la gestion des déchets. |
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La rédaction de cahiers des charges de qualité du compost selon les exigences des marchés et des utilisateurs s’inscrit en anticipation de la révision de la norme sur les matières fertilisantes et supports de culture. Cette révision en cours en France permettra de définir les nouvelles exigences minimales de mise en marché des composts. |
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Le premier principe, préalable à toute initiative en la matière, est que la qualité des amendements et des fertilisants organiques conçus à partir des composts des collectivités ou d’autres sources de production de matière organique doit être absolument irréprochable, tant sur le plan de leur innocuité que de leur efficacité. La sensibilité de l’opinion publique sur ce point ne fait que s’accroître et les exigences de sécurité et d’image pour des produits destinés à des cultures alimentaires, et plus généralement au retour au sol, deviennent un enjeu majeur tant au plan national qu’international. La gestion raisonnée des sols est également un objectif majeur pour une agriculture durable et respectueuse de l’environnement à laquelle la loi d’orientation agricole entend inciter, notamment par le lancement des contrats territoriaux d’exploitation (CTE). En outre, ces composts doivent pouvoir être utilisés dans les jardins potagers et pour la végétalisation des espaces récréatifs urbains, condition indispensable de leur acceptabilité par nos concitoyens. Un tri sélectif à la source des déchets organiques, et notamment des déchets des ménages, est le meilleur moyen d'atteindre ce niveau d'exigence. C'est donc sur cette base qu’il faut envisager tout développement significatif de la valorisation biologique des déchets. Cette condition préalable est nécessaire mais pas suffisante : elle pose aussi le problème du devenir des installations de tri-compostage de déchets ménagers alimentées tant en ordures brutes qu’en poubelle résiduelle après collecte sélective des matériaux recyclables : nous reviendrons sur ce point.
Ce principe sous-entend le respect des deux conditions suivantes:
Au delà des déchets verts souvent collectés par apport volontaire, pratique qu’il convient de développer, et au delà des collectes des déchets de cuisine, de jardin ou d’entretien domestique dans les zones pavillonnaires, qui peuvent représenter entre 50 et 90 Kg par habitant et par an et qu’il convient aussi de développer, il existe souvent en zone urbaine des sources de production de matières organiques de qualité, relativement simples à mobiliser, dans les commerces, les entreprises alimentaires et la restauration et qui souvent d'ailleurs rejoignent le circuit des déchets municipaux. Chacune de ces sources de production de déchets organiques présente des caractéristiques propres et ne peut être compostée seule. Comme les déchets organiques des ménages, ces déchets sont souvent très humides et rapidement dégradables. Un mélange avec des déchets plus structurants (taille, déchets de bois, copeaux , ...) et une conduite adaptée du compostage sont indispensables. Ces modalités restent très accessibles mais impliquent une approche locale.
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Ces incertitudes ne portent pas ou peu sur la façon de concevoir la valorisation biologique, mais portent avant tout sur son intégration optimale dans un système local de gestion de déchets. Les réponses ne peuvent s’acquérir qu’en multipliant les initiatives pertinentes de la part des collectivités locales et en les évaluant régulièrement.
L’ADEME développe un programme d’études et de recherches destiné dès 2001 à fournir les éléments d’appréciation site par site et à préparer une palette de modalités d’accompagnement : diagnostic préalable, aide à la décision, soutien aux investissements dans des conditions comparables aux aides aux nouvelles unités (taux d'aide de référence fixé à 30 %). Ce programme de soutien inclura naturellement les projets de méthanisation (notamment pour les refus, boues ou composts de qualité non garantie) que le plan gouvernemental de relance de la maîtrise de l’énergie entend également promouvoir à travers la valorisation énergétique du biogaz. Les bases agronomiques sont actuellement connues et il convient maintenant de passer à la phase opérationnelle de l’optimisation de l’utilisation de ces produits dans des pratiques de fertilisation, d’amélioration de la qualité des sols dégradés, d’aménagement paysagers… Au-delà de cet objectif technique d’optimisation, ces programmes viseront à développer à terme des marchés porteurs et fiables. Ils seront donc conçus en fonction d’une analyse des besoins potentiels et des enjeux locaux. En première approche, ce plan de promotion de la valorisation biologique peut être engagé pour six ans avec un bilan intermédiaire à mi-parcours. A terme, il devrait permettre le traitement de 15 à 25%, suivant les zones, des déchets ménagers, concourant ainsi à atteindre l’objectif fixé par la circulaire d’avril 1998 de la moitié de la production de déchets dont l’élimination relève des collectivités locales faisant l’objet d’un tri et d’une collecte en vue de leur réutilisation, de leur recyclage ou de leur traitement biologique. Pour vous accompagner dans vos projets, l’ADEME est chargée de vous assurer un soutien technique à leur élaboration et un soutien financier à leur mise en œuvre. Le dossier d'information ci-joint constitue un premier élément de l'appui que nous avons demandé à l'ADEME de vous apporter dans ce programme aussi délicat qu'essentiel. Nous vous invitons à en assurer la plus large information possible notamment auprès des élus, du monde agricole et des partenaires de la filière déchets. Enfin, nous vous rappelons que sur le plan réglementaire, les installations de compostage peuvent être rangées dans deux rubriques de la nomenclature des installations classées :
Selon la circulaire du 5 janvier 2001, la rubrique 2170 est à retenir pour les matières organiques d’origine animale ou végétale, seules ou en mélange avec la fraction fermentescible des déchets ménagers collectée séparément, dès lors que le compost obtenu est conforme aux exigences prescrites en application des articles L.255-1 à L.255-11 du code rural. Le ministre de l’agriculture et de la pêche, Jean GLAVANY Source : Ministère de l'Aménagement du Territoire et de l'Environnement |
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